Sous le gazon viennent les décombres - Manon Riet & Thomas Portier

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Sous le gazon viennent les décombres Manon Riet & Thomas Portier

Vernissage : 02/07/2026

du 03/07/2026 au 19/09/2026

 

Dans le cadre de la 6ᵉ édition d’Exporama

 

Une exposition sur les paysages en mutation

À travers des vidéos, des sculptures, un jeu vidéo et des éditions, Sous le gazon viennent les décombres explore notre manière d’habiter, de transformer et de représenter les territoires.

À la frontière du documentaire et de la fiction, Thomas Portier et Manon Riet s’intéressent aux usages, aux circulations et aux récits qui traversent les paysages ordinaires. L’exposition réunit des œuvres récentes et inédites qui interrogent les frontières entre nature sauvage et nature façonnée.

 

Manon Riet : les circulations du vivant

À partir de l’ailante, un arbre souvent considéré comme envahissant, Manon Riet observe les trajectoires des plantes et leur capacité à s’adapter aux milieux urbains. Son travail met également en lumière les relations entre humains, animaux et territoires.

Son installation s’organise autour d’une vidéo tournée entre l’ancien aéroport d’Elliniko, à Athènes, et les jardins familiaux de la Bintinais, à Rennes. À travers ces deux lieux, l’artiste aborde les questions de migration, de transmission des savoirs et de transformation des paysages.

Le film est accompagné de bas-reliefs représentant les animaux des friches urbaines, d’une édition en risographie (Guide pour pirater un chantier en trois recettes), de boules de graines inspirées des dorodango et de grandes compositions en papier. Ensemble, ces œuvres évoquent la dispersion des graines, la circulation du vivant et les formes de résistance qui émergent dans les espaces délaissés.

 

Thomas Portier : les imaginaires du pavillon

Avec Le gazon le plus vert, Thomas Portier explore les imaginaires du paysage pavillonnaire et les gestes qui participent à sa construction.

L’installation rassemble sculptures, impressions et jeu vidéo. Elle met en scène un territoire où se croisent architecture standardisée, entretien permanent, désir de distinction sociale et représentation du cadre de vie.

Le visiteur est invité à incarner un robot-tondeuse chargé d’entretenir la pelouse d’un pavillon. Guidée par une narration, cette expérience révèle progressivement les tensions entre propriété, travail invisible, surveillance et loisirs.

À travers cet ensemble, Thomas Portier questionne les formes bâties qui façonnent nos usages quotidiens ainsi que les récits qui accompagnent le modèle pavillonnaire contemporain.

 

* Fermeture estivale du 10 au 22 août 2026